KATO
Black and grey · Lignes fines · Contrastes · Espaces négatifs
Le parcours de KATO tient autant à la géographie qu'au style. Depuis qu'il a commencé à tatouer, en 2016, il est passé par les États-Unis, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Suisse, la Suède et le Canada, où il a aussi dirigé un shop réunissant plus de dix artistes et guests.
Il travaille aujourd'hui exclusivement en noir et gris. La finesse, les contrastes, les zones de peau laissées libres : tout part de la façon dont une composition suit le mouvement naturel du corps.
La peinture à l'huile accompagne cette pratique. Il en tire des portraits monochromes à partir de photographies prises en voyage, avec le même goût pour la lumière et les valeurs de gris.
Romain Courtois
Réalisme · Noir et gris · Portrait · Textures
Avant de tatouer, Romain Courtois travaillait dans un bureau d'études du bâtiment. Le virage se fait par étapes : d'abord le graphique, puis la géométrie, puis un graphique-réaliste qui finit par se resserrer sur le seul réalisme. Il tatoue depuis 2016.
Il débute aux côtés de son frère, avec qui il monte un shop à Nice pendant environ six ans, puis fonde 31 Ink Tattoo Studio, à Nice Nord, qu'il dirige près de quatre ans.
Il travaille aujourd'hui au Tattoo Shop by Tony, à Nice, et prépare une nouvelle adresse à Monaco. Après dix ans de pratique, la progression technique reste au centre de son travail : les matières, les contrastes, les ombrages, les textures.
Maureen Draw Ink
Fineline · Noir et gris · Floral · Ornemental
Bac Arts appliqués, puis BTS Design d'Espace : chez Maureen, le dessin et la création précèdent largement le tatouage, qu'elle pratique à Nice depuis 2017.
Elle travaille principalement en fineline, en noir et gris. Le floral, l'ornemental, les animaux et la géométrie reviennent souvent dans ses compositions.
Son style a bougé au fil des années, sans jamais quitter son goût pour les lignes fines et le détail. Elle travaille aujourd'hui chez Alex Anderson Ink, à Nice, et ajuste chaque projet à la personne qui le porte.
Valentin Eftimie
Réalisme · Black and grey · Portrait · Animalier
Valentin Eftimie a grandi dans une famille d'artistes et suivi quatre années d'études d'art en Roumanie avant de faire du tatouage son métier, en 2012.
Installé à Nice, il se concentre sur le réalisme, portraits et animaux en tête, et travaille les contrastes et les détails pour construire des pièces précises, lisibles de loin comme de près.
Son parcours passe par plusieurs pays européens avant qu'il ne fonde InkWell Tattoo, à Nice. Il cite des récompenses obtenues pour ses pièces réalistes lors de conventions à Nice, Marseille et Toulon.
Hominum.tattoo
Old School · Lignes épaisses · Ombrages · Fantastique
L'histoire de Ben avec le tatouage commence bien avant qu'il ne se mette à tatouer, sous le nom Hominum, en 2021. Enfant, il accompagnait déjà son père en shop, posait des stencils sur ses bras et dessinait avec les tatoueurs pour s'amuser.
Sa route passe ensuite par la menuiserie-ébénisterie, puis par le monde de la glisse et du shape : il conçoit et fabrique des skateboards et des longboards pour des particuliers et des professionnels dont des champions français. Quand l'entreprise rencontre des difficultés, il revient au dessin, prend l'avis de plusieurs amis tatoueurs et trouve rapidement un apprentissage.
Il développe aujourd'hui un Old School très personnel, fait de lignes épaisses, d'ombrages travaillés, de détail et de lumière, sans perdre la simplicité du style. Ses références viennent des illustrations des années 1980 et 1990, de Donjons & Dragons et d'autres univers de jeu de rôle. Il compte plusieurs prix à son palmarès, dont un premier prix régional en Old School. Le nom Hominum renvoie, pour lui, à l'idée d'humanité et à une façon entière de s'investir dans chaque projet.
Wonder Steph
Blackwork · Graphique · Pepper shading · Bande dessinée
Chez Wonder Steph, le tatouage se pense presque comme une thérapie. Une image peut accompagner ce qu'une personne cherche à réparer, affirmer ou transformer.
Ses références se croisent sans hiérarchie : la bande dessinée et le graphisme, les pochoirs de Banksy, les dessins de Frank Miller et Mike Mignola, les esquisses de Léonard de Vinci, la peinture de Pierre Soulages. L'art brut, l'art primitif et certaines formes d'art spirituel comptent aussi parmi ses sources.
Sa pratique va du pepper shading au blackwork, du graphique au minimalisme, jusqu'à la reprise de photographies en dessin minimal. Elle range à part, sous le nom « Pop Trash », les projets les plus libres. Psychologie, spiritualité, ésotérisme, philosophie et ethnologie nourrissent ce qu'elle cherche à raconter, en dessin comme en séance.
Davide Bestia
Japonais · Néo-japonais · Manga · Couleur
Ça fait quinze ans que Davide Bestia tient une machine à tatouer. C'est pourtant sur la Côte d'Azur qu'il dit avoir vraiment trouvé sa patte. Cet artiste italien partage aujourd'hui son temps entre plusieurs adresses : résident au studio Frères d'Encre à Nice, il garde aussi un pied à Indy Tattoo Lab à Cannes et à Kult Tattoo à Milan.
Le Japon, c'est son fil conducteur. Davide s'est construit autour du style traditionnel et néo-japonais, où chaque dragon, chaque pivoine doit tenir la distance : couleurs saturées, lignes nettes, un motif qui doit bien vieillir sur la peau. Depuis deux ans, il apprend le japonais, pas par coquetterie mais pour comprendre les symboles qu'il dessine, pas seulement les recopier. Ses séjours prolongés en Chine et au Japon ont fait le reste : ils ont nourri son travail d'une matière qu'on ne trouve pas dans les livres d'images.
On le croise régulièrement sur les conventions, d'Amsterdam à Rome, en passant par Lyon, Monaco, Marseille ou Turin. Les récompenses ont suivi : 3e prix Best Traditional au Nice Tattoo Festival 2025, Best of Show à la Menton Tattoo Expo la même année, puis un doublé au Nice Tattoo Festival 2026 avec le 2e prix Best Little Color et le prix du Best Healed Tattoo, décerné une fois la peau cicatrisée. Toujours en déplacement entre la France et l'Italie, Davide Bestia continue d'apporter à Nice sa vision du tatouage japonais, entre tradition et exécution contemporaine.
Irodori
Illustratif · Symbolique · Narratif · Projet personnalisé
Irodori est franco-japonaise, née en France et élevée dans la culture japonaise. Le tatouage a longtemps été un sujet tabou dans sa famille, et il lui a fallu prouver sa motivation avant que ce choix de métier soit accepté. Le dessin, lui, l'accompagne depuis l'enfance.
Le dessin puis le tatouage sont devenus sa manière de se relier aux autres. Dans ses compositions, elle aime associer plusieurs éléments et glisser des symboles dont le sens peut rester très personnel : la fragilité humaine, l'absurdité de la vie, et parfois quelque chose de plus simple, le plaisir de regarder son propre tatouage.
La rencontre avec la personne fait partie du projet. Son vécu à elle, celui du client, et leurs deux univers se mêlent pour construire une image commune. Un tatouage n'a pas besoin, selon elle, d'une justification complexe : s'il rend la personne heureuse, cela suffit déjà.